
Chronique d’un projet guidé par la foi, la vision et l’engagement.
À Terrebonne, en banlieue de Montréal, un espace de 6 000 m² incarne aujourd’hui un rêve devenu réalité : le Keur Serigne Touba. Situé au 4405, Montée Gagnon, ce lieu n’est pas qu’un simple bâtiment. Il est un symbole vivant de la foi mouride, de l’engagement communautaire et d’une vision qui a traversé les années.
Tout commence lors du Gamou 2007. Serigne Saliou Mbacké (Yalla nafi leram yagg) prononce ces paroles restées gravées dans les cœurs :
“Lima yénné sama bopp la lenn yénné. Dana ande ak diapandal ak tawfekh Serigne Touba.”
À l’époque, l’organisation est portée par une jeunesse estudiantine dynamique, animée par un désir ardent de servir.
Une ziarra est effectuée auprès de Serigne Issakha Mbacké. Il livre des recommandations précises :
Durant quatre années, la communauté mouride du Canada s’organise : levées de fonds, sensibilisation et vulgarisation du projet. De cette mobilisation naît la Fédération Zaadoul Mouçafir, conformément au souhait exprimé à Serigne Saliou.
Répondant à l’injonction : “Koussi raw raw, koussi djitou djitou”, la Fédération remet son adiya à Serigne Mountakha Mbacké.
Le propriétaire souhaitait céder 5 000 m² pour 90 000 $. Mais la vision de Serigne Mountakha change tout : acquérir l’ensemble, bâtiment inclus.
La transaction est conclue : 6 000 m² avec bâtiment résidentiel pour 300 000 $. Ce jour marque l’entrée du Keur Serigne Touba dans l’histoire comme un patrimoine islamique au cœur du Canada.
Cette acquisition n’était qu’un début. Dans notre prochaine édition, nous reviendrons sur l’aménagement du Keur, les premières grandes activités religieuses et tout ce qui a été réalisé de 2012 à aujourd’hui.


