La Mouridiyya (ou confrérie mouride) est une confrérie soufie fondée à la fin du XIXᵉ siècle au Sénégal par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927).
Elle est née dans un contexte de colonisation française, marqué par des bouleversements sociaux, culturels et religieux. Ahmadou Bamba prônait une réforme spirituelle et morale pour préserver l’islam et la dignité des musulmans face à l’influence coloniale.
Source : [Mouridisme…Wikipédia], [Le Jihad d…- Karthala]
Fondation et Principes
La confrérie a été officiellement fondée en 1883. Elle repose sur quatre piliers essentiels :Foi en Dieu (Tawhid)
Imitation du Prophète Muhammad (PSL)
Apprentissage et transmission du Coran
Amour du travail, considéré comme un acte de dévotion Cheikh Ahmadou Bamba a introduit une éthique unique : le travail comme prière. Cette philosophie a façonné la culture mouride, notamment dans l’agriculture et le commerce.
Le Jihad Pacifique
Contrairement à d’autres mouvements de résistance, Ahmadou Bamba a prôné le “Jihad an-nafs” (lutte contre soi-même), c’est-à-dire la purification intérieure, plutôt qu’un combat armé contre les colons. Il a créé des daaras (écoles coraniques) et des communautés agricoles pour allier éducation religieuse et production économique.
Touba : Capitale Spirituelle
En 1887, Cheikh Ahmadou Bamba fonde Touba, qui devient la ville sainte des mourides. Aujourd’hui, Touba abrite la Grande Mosquée, l’une des plus imposantes d’Afrique, et accueille chaque année le Grand Magal, un pèlerinage qui commémore l’exil du fondateur par les autorités coloniales en 1895.
Héritage et Expansion
Après le rappel à Dieu de Cheikh Ahmadou Bamba en 1927, la Mouridiyya a continué de croître sous la direction de ses khalifes. Aujourd’hui, elle compte des millions d’adeptes au Sénégal et dans la diaspora (Afrique, Europe, Amérique, Asie). Elle reste un pilier de la spiritualité, de la solidarité et du développement économique.